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Maman entrepreneuse : “Avec ou sans Covid, je fais au mieux !”

Maman entrepreneuse : “Avec ou sans Covid, je fais au mieux !”

L’envie de lâcher-prise

Nous sommes samedi, il est 17h30 et aujourd’hui, j’ai la flemme. J’avais prévu un week-end plutôt sympa avec du nettoyage, des soins et de la cuisine. Passionnant, n’est-ce pas ? Pour la cuisine, j’avoue être une passionnée mais, pour vous parler en toute franchise, ce samedi j’ai simplement envie de me reposer. Même s’il est temps que je lave le sol, que je fasse le soin capillaire hebdomadaire de toutes les têtes bronzées de la famille (j’ai 3 filles) et que je fasse la préparation des repas pour les prochaines semaines. 

J’ai toujours rêvé d’avoir une famille nombreuse mais il y a des jours, comme aujourd’hui, où je n’assume pas. Je me dis que j’étais bien aussi toute seule. Oui, je le dis. J’aime mes enfants et mon compagnon mais il y a des jours où j’aimerais bien être seule. Prendre un billet d’avion, me retrouver dans une chambre d’hôtel à l’autre bout du monde et découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture (et une nouvelle cuisine !^^). 

À l’ère Covid et avec ma famille nombreuse, ce rêve lointain est inaccessible, pas vrai ? 

Revenons donc à la réalité. Le bazar ambiant, la flemme de tous les membres de la famille et l’envie de lâcher prise sur le temps. Le week-end, on s’autorise à vivre sans trop planifier. 

La pression de la charge familiale

En semaine, je suis cheffe d’entreprise et maman très occupée. Je dirige une agence de conseils en stratégie qui monte et j’essaie, tant bien que mal, de faire tourner un foyer avec de l’amour. Vous avez remarqué la différence d’affirmation entre ma première fonction et la seconde ? Pour l’agence, j’ai peu de craintes même si les challenges ne manquent pas et que j’ai un certain niveau de responsabilités mais pour la famille… je pense que j’émettrai toujours des réserves sur ma capacité à bien gérer. En fait, si j’ai bien conscience d’avoir sur mes épaules un peu de la vie de mes employés, je trouve que la charge familiale est plus élevée. Mes enfants dépendent de moi, et je ne parle pas simplement sur le plan matériel. Leur équilibre psychologique, le genre d’être humain qu’ils seront demain… ce sont des choses sur lesquelles j’ai une grande influence. Avec mes collaborateurs et mes clients, la relation est toute autre. La pression est différente. 

L’arrivée du Covid n’a pas rendu la situation défavorable à mon niveau, même si le premier confinement a été rude. Je me souviens que, durant la première semaine, je remettais en question mes capacités à offrir le meilleur de moi-même en tant que parent alors que dans le même temps, j’avais de nombreuses idées pour développer l’agence, dont le statut juridique, en plein Covid. 

Cela fait une douzaine d’années maintenant que je suis entrepreneuse, de ce fait, on peut dire que j’ai de l’expérience sur ce terrain. Mais je suis maman depuis 4 ans, même si j’ai été une « petite maman » pour mes frères et soeurs bien avant, je manque cruellement d’expérience en tant que parent, mais je vous rassure : je le vis bien. 

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Offrir le meilleur en acceptant les doutes

Je vis bien le fait de me remettre en question. Je sais que pour beaucoup, le doute est un problème. Pour moi c’est une manière de confirmer ses choix, d’affirmer ses positions. Je ne parle pas du doute qui nous empêche d’avancer, je parle du doute qui nous fait nous questionner régulièrement sur nous-même pour mieux grandir. Si parfois j’envie les personnes qui ne se posent que peu de questions sur le sens de la vie (ou de leur vie), j’apprécie d’avoir pu développer cette capacité de réflexion qui me sert au quotidien avec nos clients. Non, je ne les questionne pas sur le sens de leur vie mais je cherche à comprendre la raison d’être de leurs business pour mieux les accompagner dans le développement de celui-ci. Oui, j’adore mon métier et je pense que la crise pandémique me l’a de nouveau confirmé. 

Au final, je me dis que le plus important, ce n’est pas d’avoir un sentiment de réussite mais de faire au mieux, en ayant conscience d’offrir son meilleur. Je ne suis pas la meilleure patronne ou entrepreneuse, et sans doute pas la meilleure mère ou compagne. Mais chaque jour, avec ou sans Covid, je fais au mieux pour offrir le meilleur de moi-même. 

«  À chaque jour suffit sa peine »

Jesus
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