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Comment j’utilise mes peurs pour me propulser dans la vie

Comment j’utilise mes peurs pour me propulser dans la vie

Stephan Njock

Les êtres humains modernes que nous sommes sont dirigés par des lois. Celles-ci sont, le plus souvent, simples et universelles. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à plusieurs reprises, nous sommes, bien que très intelligents dans l’ensemble, une espèce extrêmement prévisible, car notre prise de décisions est influencée par 3 lois qui peuvent s’avérer simples (voire même trop simples), et qui sont : 

  • L’évitement de la douleur
  • La recherche du plaisir
  • La combinaison des 2 premiers facteurs.

Ce sont généralement ces facteurs qui nous poussent à prendre la décision de faire un achat, de démarrer un business, de déposer une plainte pour violence ou agression, de fuir une zone de guerre, de reprendre nos études, d’effectuer un investissement… Cependant, notre prise de décision sous l’action de ces facteurs est très souvent parasitée par une force, un phénomène, et c’est de cela qu’il sera question tout au long de cet article.

VOUS ETES PARFAITEMENT NORMAL(E) !

“Faites chaque jour quelque chose qui vous effraie”

Eleonor Roosevelt

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous poser 2 questions : 

  • Avez-vous déjà ressenti cette forme de blocage qui vous envahit, de la tête aux pieds, juste après avoir pris la décision d’AGIR ?
  • Avez-vous déjà fait l’expérience de cette force qui vous opprime, vous met « la boule au ventre », et qui vous empêche véritablement d’appuyer sur le bouton « GO » ?

Si pour au moins une de ces questions la réponse est OUI, alors vous avez eu peur. Vous l’avez ressentie, vous l’avez expérimentée. Pour certains d’entre nous, elle peut être vraiment intense. Certains amis, me disent même qu’elle peut être physique, quasi palpable.

J’ai une très bonne nouvelle pour vous : à compter d’aujourd’hui, j’aimerais sincèrement que vous commenciez à vous dire (à haute voix de préférence !) je suis tout à fait normal(e).

Le 8 janvier 2020, je suis en réunion avec mon patron qui m’annonce de manière très spontanée : «Stephan, nous recevons notre partenaire estonien demain matin comme tu le sais, et je voudrais que ce soit toi qui présentes nos résultats annuels. C’est toi qui as fait tout le boulot, tu es le mieux placé pour nous donner une vision claire de notre année». Vous pouvez imaginer le plaisir et l’excitation que j’ai ressentis au moment de cette annonce !

Mon attitude a complètement changé après ce moment de joie, quand je me suis souvenu d’une chose, un élément clé de cette rencontre qui allait avoir lieu dans moins de 24h : je devais présenter le bilan de la collaboration de nos 2 sociétés intégralement en anglais. Réaction normale pour un jeune homme de 29 ans, qui n’a jamais fait un tel exercice et qui doit s’y atteler devant une assemblée de grands dirigeants d’une entreprise qui génère quelques centaines de millions d’euros chaque année ? Oui. Il s’agit d’un mécanisme naturel. 

La peur est un système de défense mis en place par notre cerveau primitif afin de nous éviter d’échouer ou de nous retrouver dans des situations inconfortables. Nous avons peur au fond parce que notre subconscient essaie de nous prévenir du danger de cette situation supposée inconnue ou dangereuse. Mais y-a-t-il réellement un danger à la clé ?

LA PEUR EST UN SIGNAL POSITIF

“Faites les choses qui vous font le plus peur”

Chuck Palahniuk

Le 9 janvier arriva très vite. J’étais prêt, ma présentation aussi. Jamais de ma vie je n’avais eu aussi peur. La boule au ventre, la gorge nouée, les mains qui tremblent. Et à ce moment précis, je me suis dit une chose : « Je n’ai pas le choix, il faut y aller MAINTENANT ». Et ce qui devait arriver arriva… j’ai effectué une prestation de très haut niveau. 30 minutes en roue libre dans la maîtrise parfaite de mon sujet, avec une élocution claire et intelligible, dans la langue de Shakespeare. 

Quand nous agissons finalement avec courage et détermination, nous dépassons nos peurs. Ce matin-là, ma peur d’échouer et d’être mal à l’aise devant cette assemblée ne s’était pas envolée, loin de là, elle était bel et bien présente. J’ai gagné face à elle, parce que je ne suis pas laissé impressionner. J’ai fait preuve de courage.

COMMENT APPRÉHENDER SES PEURS ET LES UTILISER COMME TREMPLINS VERS UNE VIE MEILLEURE ?

« Celui qui aura dompté ses peurs sera réellement libre » 

Aristote

Avoir des peurs nous permet de nous rendre compte de ce que nous sommes vraiment : humains,
et c’est cette ambiguïté qui rend les choses merveilleuses. J’ai donc au fil des années développé un processus en 3 étapes qui m’a permis d’utiliser mes peurs comme un ressort :

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J’ai appris avec le temps à être de plus en plus honnête envers moi-même et à prendre du recul sur ce qui me fait peur. Cet exercice est loin d’être le plus facile car il s’agit de faire de notre vulnérabilité une grande force. Il s’agit d’arrêter de se cacher derrière des phrases du type “j’ai juste un peu de stress”, ou alors “j’appréhende un peu” et à la place se dire “j’ai peur”. Mais de quoi ai-je peur ?

Après avoir ouvert mon esprit et lâché prise, j’ai donc appris à identifier clairement les choses et situations qui me font véritablement peur. Cette étape consiste à aller un peu plus loin dans notre introspection. Il est question de se dire sans détour de quoi nous avons peur. J’ai peur des regrets. Cette peur me hante depuis des années, et j’ai appris à vivre avec elle et à la dominer, si bien qu’elle est devenue un atout.

Une fois nos peurs identifiées, nous devons absolument passer à l’action ! Souvenez-vous de votre tendre enfance, cette époque où nous nous façonnions spirituellement. Aviez-vous peur des “monstres” sous le lit ou dans les placards ? Cela vous dit quelque chose ? Mon père avait une méthode très simple que j’ai utilisée encore et encore et que je continuerai d’utiliser : il allumait la lumière dans la chambre et, sans laisser le temps à cette peur de s’ancrer, il me faisait fouiller sous le lit et dans les placards afin que je me rende compte par moi-même que le problème (dans notre exemple, le “monstre”) était juste une invention de ma psychée. Il me disait aussi “la peur est un animal qui se nourrit du temps”. Plus nous mettons de temps à l’affronter, plus elle grandit et plus il devient difficile d’en venir à bout. 

En mettant en lumière ce qui nous fait peur de manière claire et honnête, nous avons une visibilité limpide sur le plan d’action à élaborer. Il ne vous reste qu’à prendre la décision : agir maintenant ! 

MAINTENANT, OSEZ ALLER DE L’AVANT !

“L’ignorance est la mère de la peur”

Herman Melville

Nous avons tous des peurs, de manière générale par exemple la peur d’être jugé.e.s, la peur de l’échec, la peur de ne pas être aimé.e.s ou accepté.e.s, la peur de réussir. C’est un très bon signe car si la vie nous met face à une situation inconfortable, c’est parce que nous avons peut-être quelque chose à y perdre, et nous y avons certainement beaucoup à gagner. Alors osez !
Que risquez-vous après tout ? 

Souvenez de la citation suivante : « Sans peur, il n’y a pas de courage »

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