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Échouer n’est pas une fatalité !

Échouer n’est pas une fatalité !

« CELA SEMBLE TOUJOURS IMPOSSIBLE, JUSQU’A CE QUE CE SOIT FAIT. » N. MANDELA.

Je suis tombé dans l’entrepreneuriat par pure opportunité à l’âge de 24 ans sans y être préparé. Cependant, c’est ce que j’ai toujours souhaité faire. Je n’ai jamais été attiré par un CDI, par un emploi qui me demande de travailler pour les rêves d’une autre personne. Je l’explique en ce sens qu’en étant indépendant, ce que je propose correspond au sens que je donne à mon travail. Ma rémunération est directement liée à l’effort que je fournis et peut augmenter de manière considérable dès lors que je le souhaite et que je fournis les efforts adéquats. Ce qui n’est pas le cas en CDI.

A chaque fois que je songeais à entreprendre, j’étais toujours freiné par plusieurs questions : comment vais-je y arriver ? Comment cela va se passer ? Est-ce que je ne me mens pas à moi-même en me disant que l’entrepreneuriat serait pour moi le saint Graal de l’accomplissement personnel ? Est-ce que je vais être en mesure de subvenir à mes besoins ?

Sur ce dernier point, je me dois de préciser qu’à 24 ans j’avais une location à payer tous les mois ainsi qu’un prêt étudiant qui me coûtait presque aussi cher que ledit appartement. Et puis, je n’avais aucune expérience en tant que chef d’entreprise ; la seule fois où j’ai eu à manager des équipes sur un projet, c’était lorsque j’étais président de mon association étudiante pendant mon Master. J’étais donc encadré, et même si j’échouais, je ne risquais pas grand-chose.

Deux ans plus tard, âgé maintenant de 26 ans, je peux le dire : j’ai trouvé ma voie et l’expérience de mon échec que vous pouvez découvrir ici est extrêmement enrichissante.

« JE NE PERDS JAMAIS. SOIT JE GAGNE, SOIT J’APPRENDS. » N. MANDELA.

En ce moment, je suis en train de perdre, comme jamais je n’ai perdu. J’ai investi près de 60 000€ dans mon entreprise. Une somme non négligeable lorsqu’on est jeune comme moi et issu d’un milieu modeste. Cet argent, j’aurais pu l’utiliser de plein d’autres façons :  partir en voyage ou investir dans un projet immobilier par exemple, voire mettre de l’argent de côté. Vous imaginez tout ce que vous pouvez faire avec 60 000€ ?  Mais j’ai décidé de l’investir dans une expérience et je ne le récupèrerai pas, du moins pas tout de suite.

J’ai payé de ma poche pour vivre cette expérience entrepreneuriale que je considère comme une formation de vie. HEC à côté, c’est 40 000€ pour trois ans d’études. J’ai investi ici 60 000€ pour deux années de dur labeur qui n’octroient ni diplôme ni mérite international comme c’est le cas pour cette grande école de commerce. Et si beaucoup pourraient considérer cela comme un échec, c’est pour moi une incroyable réussite car j’ai gagné en expérience !

J’ai prouvé que j’étais capable de le faire et de survivre à la liquidation de ma société. Mais je pense aussi avoir bien plus appris en deux années d’expérience entrepreneuriale qu’en une dizaine d’années d’expérience en CDI dans une entreprise.

Lorsque l’on monte son entreprise, on apprend beaucoup plus vite car tout ce que nous faisons nous impacte directement. A contrario, dans une entreprise qui ne nous appartient pas, lorsqu’on échoue, on peut recommencer, et ce indéfiniment. Lorsqu’on est chef d’entreprise, la moindre erreur peut être fatale. On apprend, certes, mais bien souvent on apprend en redémarrant tout depuis le début (ou from scratch pour les adeptes de termes bien chiadés). Et c’est exactement ce qui m’arrive aujourd’hui !

L’ÉCHEC N’EXISTE PAS !

La faillite, telle que définie dans le dictionnaire, est avant tout l’état d’un commerçant en cessation de paiement qui ne peut donc pas payer ses dettes. Mais c’est également, selon la même définition, une situation d’échec.

Nous le voyons en France, nous avons un rapport à l’échec qui est (trop) fatal. Souvenez-vous, à l’école, lorsque vous rameniez des mauvaises notes, on vous disait que vous n’iriez pas loin dans la vie, que vous étiez un bon à rien. Pour autant est-ce que cela a un rapport ? Absolument pas.

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Eh bien la faillite d’une entreprise, c’est exactement la même chose. Lorsque vous créez votre entreprise et que vous échouez, vous apprenez, et vous pourrez recommencer, en ne reproduisant pas les mêmes erreurs. Vous investissez sur vous-même, et sur votre propre apprentissage. La logique entrepreneuriale est différente de la logique salariale. Lorsque vous entreprenez, vous vivez pour développer vos rêves, faire de votre vie la réalité de ce que vous avez toujours souhaité et ce, quelles que soient les difficultés que vous rencontrerez. Alors oui, cela coûte, mais c’est avant tout un investissement.

Lorsque vous êtes salarié, vous engrangez de l’expérience, certes, mais avant tout, vous vous levez tous les matins pour obtenir votre salaire à la fin du mois et payer vos charges personnelles.

Je ne suis pas en train de dire que le salariat est mauvais, l’entreprenariat ne convient pas à tout le monde et on n’en devient pas nécessairement riche (j’ai de nombreux amis de mon âge qui gagnent et gagneront probablement plus que moi à l’avenir en étant salariés). Ce qui compte c’est que vous y trouviez avant tout du sens.

3 CLÉS POUR SE RELEVER ET AVANCER APRES UN « ÉCHEC »

Echouer lorsque l’on crée son entreprise n’est pas une fatalité en soit. On échoue, on apprend, et on recommence, indéfiniment si besoin. C’est d’ailleurs exactement ce que je fais en ce moment précis, puisque j’ai de nombreuses idées d’entreprises que je pourrai développer. Et si j’y parviens aujourd’hui après un tel échec, c’est grâce à trois points clés utiles pour se relever et avancer  :

  1. Toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Les opportunités sont partout et la vie ne s’arrête pas après un échec. Si on tombe, on se relève. Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir des baisses de moral ou être attristé par un échec, je dis que vous pouvez encaisser le choc, vous libérer de cette contrainte, ouvrir les yeux et renaître de vos cendres.
  2. Lister toutes les erreurs que vous avez commises pour ne pas les reproduire. Pourquoi est-on tombé ?  Comment faire pour rester debout à l’avenir dans les mêmes circonstances ?  Il est important de prendre du recul sur ce que l’on a fait et pourquoi on l’a fait. Il faut lister toutes vos erreurs en vous demandant comment agir à l’avenir dans ce genre de situation pour éviter de vous retrouver encore face à un échec et donc ne pas reproduire la même erreur.
  3. Recommencer. Lorsque l’on tombe de cheval, on y remonte tout de suite après. Eh bien, l’échec dans l’entrepreneuriat, c’est pareil !
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